Gil Scott Heron – Le Vautour (Editions de l’Olivier)

1 jan

12 juillet 1969, le vautour s’en est allé avec l’âme de John Lee.

Lee, c’était le dealer montant du ghetto. Son décès, la suite logique des évènements. Faire sa place en tant que vendeur de capsules et sachets de marijuana est un exercice de haut vol qui requiert une organisation millimétrée et un sang froid extrême. Mais le vautour rôde et il compte bien emmener avec lui quelques proies en perdition. C’est donc par cette triste fin que l’enquête commence.
Le rappel des faits se fait à travers Spade, Junior Jones, Q.I et Tommy Hall. Quatre jeunes qui par leur identité et leur vision du ghetto vont nous plonger dans le cœur moisi de la Grosse Pomme. Tous ont été confronté à un moment ou à un autre à cette sombre histoire de deal, d’hispanos et de revolver. Seulement, il reste une inconnue et personne n’arrive à mettre la main dessus. On fait donc un saut dans le passé et on se remémore les évènements pour faire ressurgir la vérité.
Avec ce 1er roman signé à 21 ans, Gil Scott Heron parvient à embrouiller notre logique tout en remettant les éléments à leur place avec brio et astuce . Alors que ses débuts ont été entravés comme la plupart des auteurs noirs de l’époque, le Vautour fait maintenant partie des oeuvres majeures de la littérature afro-américaine.

Gil Scott-Heron, Le Vautour, 1970, Soul Fiction, L’Olivier, 295 pages, Trad. Jean-François Ménard.

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