L’affiche annoncait Mos Def et son Big Band au Carnegie Hall avec un special guest et pas des moindres, Gil Scott Heron. Forcément, ça donnait envie. Et bien on peut dire que ce soir il nous a donné the best of Mos Def en toute humilité. Ce soir, ce n’était pas Mos le MC mais l’Artiste et quel artiste!
Pas d’entrée de star mégalo attendant son tonnerre d’applaudissements, pas d’égo trip. Juste lui et son Amino Alkaline Orchestra pour une session du Watermelon Syndicate.
Parlons du band en premier lieu, 23 musiciens et un DJ dont une section cordes assez spéciale composée exclusivement de femmes. Et puis, si je devais parler quota, on est à la limite de la fraude. Sur 23 musiciens 3 n’étaient pas noirs. D’un coup, on comprend mieux le concept du Watermelon Syndicate.
La première partie du concert était un peu un tribute à la musique qui a fait notre homme:
Sa jeunesse au son du New Jack Swing de BBD. « Poison » retravaillé, jazzifié, hip-hopisé sur au moins 10 minutes et de nombreuses variations.
Le Jazz, avec un « Caravan » africanisé qui glisse sur du James pour repartir sur « No Agreement » du Black President Fela et on sait tous pourquoi. (on en place une pour Obama).
Renée Neufville fait une apparition d’on ne sait où. Pas terrible et pourtant on apprécie le travail de l’ex-Zhané. Le vrai seul bémol de la soirée. Et puis comme s’il savait qu’il y avait eu un creux, le band enchaîne les premières notes de « Fall In Love » de Jay Dee, et alors qu’on s’attendait tous à ce qu’il entonne les lyrics de Slum Village, il pose le texte de « U R the One » où cette ode à l’amour perdu issue du dernier album « True Magic ».
Sur cette atmosphère plutôt féérique et super détendue, Mister Gil Scott Heron fait son apparition sous une pluie d’applaudissements et une standing ovation par respect pour le Monsieur et son oeuvre. S’en suit un petit discours et une preuve d’admiration pour son hôte, Dante, qui ne peut s’empêcher de lâcher une larme. Etre reconnu par son public, c’est grand mais quand des masters comme Scott Heron vous adoube chevalier du mot et de la mélodie, les lacrymales ne peuvent tenir sagement en place. Sur ces preuves de respect mutuel et de passation de pouvoir à la nouvelle génération, il est maintenant temps de rendre hommage à celle qui les inspire, « New York City ». Heron nous quitte sur « A song for Bobby Smith », Mos Def reprend sur « something gangsta! » dixit le MC. Le maître nous ayant laissé sur une touche de douceur et d’amour. Exclus, titres en work in progress et « Umi Says » sonne la fin, vêtue de sa robe de jazz. Puissant.
Mos Def, démontre avec cette performance qu’il est un artiste plus que complet, capable de revêtir multiples casquettes et de tenir la note quelque soit le domaine. Probablement une de ses meilleures prestations. Des musiciens hors pair (Robert Glasper, Chris Dave, Casey Benjamin entre autres), une salle mythique, un public éclectique (ça sonne jingle Radio Nova mon affaire, non?) et un maître de cérémonie à la fois chanteur, MC, prophète mais juste humain. C’est ça qu’on aime et s’il fallait y retourner ce soir. SANS AUCUNE HESITATION!
Cadeau, Thieves in the Night « Stop Hiding cause ain’t no hiding place » Rework by the Robert Glaspert Trio feat. Mos Def (Houston)
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Et bien je ne peux pas te donner ts les titres parce qu’il nous a fait des nouveaux morceaux. Je sais jusste qu’il nous a fait funky drummer de James, qu’il y a eu une version de Caravan de Duke Ellington alors entre la 2 et la 3e chanson ça doit être ça, enfin je pense. Il faudrait que je reprenne mes notes…
A+
Hey! Moi aussi j’étais au concert au Carnegie samedi. Je reconnais y être allée un peu par hasard, je ne connaissais Mos Def que de nom mais j’ai vrt adoré le concert et plus particulièrement la 2-3e chanson qu’il a chantée… Malheureusement je ne connais pas le titre, toi qui a l’air de mieux connaitre son oeuvre peux tu me donner les qques titres dont tu te souviens… Merci !