Archives pour le tag : DJ

iheart Freeyourfunk this saturday: Kariem Riggins in Paris

3 déc

L’affiche parle pour elle-même.

Si les noms ne vous disent rien, il est grand temps de les googalize. Sinon, vous pouvez toujours reprendre quelqu’uns de vos cd’s et faire un tour sur les crédits du dernier Keziah (je suis pas fan de cet album anyway), Erykah Badu, Common, Roy Hargrove, Donal Byrd, J Dilla and more..

Definitely the place to be et c’est samedi!

Un clic sur le flyer et vous réserverez votre place via Digitick.

See you there

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Kon & Amir present Off Track Volume II: Queens

5 juil

Encore un post corporate. Et ouais c’est comme ça marche de nos jours, on pousse la promo des collègues et/ou amis qui font du bon boulot. Pas le choix, c’est la jungle de l’industrie de la musique qui veut ça. Anyway…
Deuxième épisode de la série Off Track pour Kon & Amir, les deux compères de Brooklyn. Un double CD qui vous emmènera sur des pistes disco pour finir sur une sélection aux accents afro.
Comme je suis dans le speed et qu’il faut plus qu’un post pour juger le talent de ces deux crate-diggers, XLR8R a fait ça en images, pour vous. Oui, juste pour vous.
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Copy and Paste : NTM back on Radio Nova comme au bon vieux temps

6 juin


A l’occasion de leur concert tant attendu de Septembre, Radio Nova repasse le mic à ceux qui firent les belles années Hip Hop de la radio indépendante parisienne

NTM BACK ON NOVA
Samedi 28 juin 2008 EN DIRECT de 20h à minuit


(crédit Photo: Willy Vainqueur)
4 heures d’émission live :

Vieilles bandes de la radio, freestyles en direct, présentations de leurs petits
protégés…
À quelques mois de leur grand retour sur scène, JoeyStarr et Kool Shen nous
font l’honneur d’une soirée unique dans nos studios.

• 20H – 21H : ARCHIVES NOVA DE NTM

Sons d’archives de NTM sur NOVA (l’époque Deenastyle) : freestyles, délires et
coups de gueule…

• 21H – 22H : PLAYLIST DES 20 DERNIERES ANNEES DE NTM

Leur playlist des 20 dernières années.

• 22H – MINUIT : CARTE BLANCHE A NTM

JoeyStarr et Kool Shen ont carte blanche : deux heures de freestyle en direct avec
leurs invités, DJ’s comme MC’s…
—–

Stay tuned, wherever you are on the globe!
Nova 101.5 fm ou sur novaplanet.com en streaming live

Trus’Me ITW on on-point.be

2 mai

Il y a 3 mois, je faisais l’apologie de Trus’ Me digne héritier de Moodyman et aujourd’hui je reçois un myspace mail d’Alex Deforce que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve.

Ce dernier me balance le lien de son interview. Alors comme j’aime l’artiste et que l’ITW est bien foutue, voici le petit post de la journée. Pour voir la video c’est ici!
Retrouvez d’autres ITW’s (Âme, Flying Lotus, Ben Westbeech and more) http://www.on-point.be/

Trus’Me – Working Nights (Fat City Rec)

8 fév

Avec un bon 2 mois de retard – et oui je suis dans un bled ou il faut 3 semaines avant que les sorties US ne me parviennent alors imaginez quand c’est européen… anyways, ça m’énerve rien que d’en parler – donc, après un bon 2 mois de retard, je découvre Trus’Me chez Inbeat Record Store, l’un des rares revendeurs de bonnes « tounes » à Montréal.

Working Nights se balade pendant une heure entre boucles disco, interludes soul, beats afro, latin sounds et house music. Le projet est indescriptible. On a juste l’impression d’écouter le mix d’un très bon DJ. A aucun moment on ne s’ennuie. Les titres s’enchainent sans accrocs. Aucune baisse de régime ni de panne d’inspiration. On ne sait jamais à l’avance dans quel univers sonore Trus’Me va nous conduire.
La piste 6 « W.A.R » résume, a elle seule, l’intégralité de l’album. Trois niveaux qui ne font qu’augmenter la pression en exactement 11 minutes et 45 secondes. Ca commence par des bidouillages sonores jazzy-hip-hop-soul-roots, part sur une version dub de « What’s Going On » et dérape sur un final façon deep house comme s’il clôturait sa soirée en laissant tout le monde en suspens.

Le seul reproche à cet LP, n’a rien avoir avec la musique elle même. Quelques liners notes auraient été appréciées pour avoir tous les ingrédients de la recette. « Working Night$ » ne se skipe pas, il se laisserait presque écouter plusieurs fois de suite qu’on ne s’en rendrait même pas compte. Sérieux, ça faisait longtemps, non?

Le monde des B-Boys à l’heure du Bronx – Rock Steady Crew 30th Anniversary

5 août

Qui aurait cru qu’une association de gamins deviendrait un des symboles de la street culture mondiale ? Rock Steady Crew ou le groupe de danse qui a traversé les temps et bravé les modes, fête aujourd’hui ses 30 ans. Trois décennies pendant lesquelles, le groupe a connu multiples mutations tant dans le renouvellement des générations que dans l’évolution artistique du groupe. Au delà de sa longévité, le RSC reste le groupe qui a tenu sa ligne de conduite en ajoutant au leitmotiv « Peace, Unity, Love and Having Fun » le « Represent » qui fait que tous les membres du groupe se sentent, respirent, vivent et respectent les trois lettres. Sans doute se trouve là, la clé de leur réussite. Focus sur cette semaine de « conscious » festivités entre conférences, battles, workshops, soirées et concerts.

30 ans, c’est l’âge mûr, celui où l’on est en pleine possession de ses moyens. Ni trop jeune et pas encore vieux pour être has been. En bref, le bon moment pour enseigner son savoir et continuer sa route pour de longues et belles années à venir. 30 ans et pourtant, il semble manquer des membres à l’appel. Outre le fait que Pop Master Fabel pointe absent pour raisons professionnelles et Mr Wiggles pour raison familiales, les b-boys qui font la scène du break dans le monde n’ont pas fait le déplacement en masse et c’est bien dommage. La dernière génération du RSC est en revanche bien présente comme un bon exemple pour le jeune public venu timidement. Smerk le protégé de Crazy Legs, Renegade ou Jeskilz les plus américaines des françaises, sont devenus les jambes du RSC tandis que les anciens enseignent leur savoir sur des coins de tables ou au détour d’un cercle improvisé. « C’est une fierté de porter les couleurs du Rock Steady. C’est un signe de confiance que de nous introniser membre du Crew. On véhicule l’image du crew donc on ne peut pas faire n’importe quoi. » nous confie Jeskilz. Pour Crazy Legs, il s’agit de passer le témoin « c’est important de transmettre aux jeunes, il n’y a que comme ça que le Rock Steady perdurera. Si on a tenu aussi longtemps c’est parce que les générations se sont renouvelées. Je ne dis pas que je vais laisser ma place ou arrêter le b-boying (rires) mais je vais continuer d’enseigner l’esprit RSC, et ça passe aussi par ses jeunes recrues ». L’esprit RSC, c’est aussi savoir retourner sa casquette et remonter ses manches pour animer les battles, diriger les workshops et conférences, contrôler le bon déroulement des évènements et parfois même vendre les t-shirts souvenir pendant que le reste de l’équipe prend sa pause clope. Hallucinant de voir Mr President vendre des t-shirts comme au marché de Belleville, fidèle aux convictions de base. Rien de tel pour montrer qu’avec humilité, on traverse les temps. Ambiance décontractée et conviviale, les rencontres sont compétitives et sûrement pas agressives. Chacun pourra s’exprimer et gare à celui qui accaparera l’arène, Mr President veille à ce que l’ambiance reste cool jusqu’à rappeler à l’ordre certains b-boys en direct « écoute, ça fait plus de 20 ans qu’on est peace, c’est pas toi qui vas arriver et ruiner tout notre travail. Ou tu restes cool ou tu sors du cercle » ironise Crazy Legs au micro. Rire jaune pour le b-boy qui a bien compris le message, certes un peu scolaire mais on ne peut plus clair. Les b-boys agressifs de battles n’ont pas le droit de séjour ici et c’est tant mieux ! On veut du battle propre sans aucune discrimination. Les filles seront défiées comme des b-girls et non comme des filles qui breakent. Les anciens pourront être menacés par des plus jeunes en toute convivialité. Une certaine façon de voir les choses dans un ensemble sans cloisonner les catégories. « Tout est basé sur l’échange et sur le fait de pousser ses limites. Ce n’est pas de la performance, c’est de l’adrénaline » confie Legs tout en signant 2 posters au passage. Mr President « est là pour nous » ne cesse-t-il de répéter. Tout le monde le sollicite, presse, b-boys, curieux, simples spectateurs ou fans. Malgré ses béquilles suite à un petit accident lors de son workshop, il répond sereinement aux questions et consacre du temps à tout ce monde venu prendre sa leçon d’histoire. Il sort même de temps à autre se poser sur les marches et discuter avec les groupes de jeunes. Disponibilité et écoute seraient-ils les maîtres mots du prosélytisme ? A voir les visages concentrés, buvant les paroles de Master Legs, la formule porte ses fruits. La longue journée de conférence sur le devenir du Hip Hop et l’évolution des cercles vers la scène n’a jamais compté autant d’adeptes.

Plus qu’un anniversaire, les 30 ans du Rock Steady Crew permettent aux jeunes générations de renouer avec l’essence de la culture. Dommage que les médias « officiels » n’aient pas fait le déplacement pour une fois qu’on avait besoin de leur diffusion. Encore une fois, ils ne viendront qu’une fois qu’un Justin Timberlake ou une Madonna ne reprendra les steps des jeunes du ghetto. Allez, on connaît l’histoire…

Plus d’informations sur:
www.juste-debout.com

Here’s a Little Story That Must Be Told – WildStyle The Sampler

1 août

25 ans après la sortie en salle de Wild Style, 1er document sur le graffitti à passer sur grand écran, Charlie Ahearn, le réalisateur, ressort archives et notes de films.

South Bronx, mid- 70′s, les premiers writers « cartonnent » les métros et façades de New York mais personne ne semblent s’intéresser à cette forme d’expression urbaine. Les seuls qui se sentent concernés à l’époque sont le Maire, la NYPD et les sociétés de nettoyage et surement pas pour des raisons artistiques.

Arrivent ensuite les artistes et gens de l’image toujours là pour capturer un moment de vie, une scène, un phénomène. Henri Chalfant, Martha Cooper et bien sûr Charlie Ahearn sont ces personnes qui ont permis à ces kids d’avoir une tribune sur laquelle s’exprimer aux yeux d’une audience plus large.
Wildstyle, entre dans cette logique. Refléter, par une fiction, le quotidien créatif et marginal de ces adolescents du Bronx.

Il suffit juste de s’intéresser au graff pour qu’on se mobilise autour du projet. Fab 5 Freddy, l’infatiguable connectionneur, co-producteur, co-scenariste et acteur dans ce projet est de ceux qui ont facilité le travail de la production. Toujours au fait des dernières news, maqué avec la majorité des street-artists qu’ils soient danseurs, MC’s, DJ’s ou writers, un véritable plan Mappy de l’époque connaissant le Bronx comme sa poche et le New York artistique.

Avec un peu de moyen, les bonnes connections et les meilleurs artistes voilà que le film remporte un franc succès lors de sa diffusion à NY en 83 et que 25 ans après on en parle encore au delà des frontières de la Harlem River.

Wildstyle The Sampler est certainement un prétexte pour ces artistes, Charlie Ahearn compris, de rester connectés au « nouveau monde » mais il reste un bon moyen de raconter une histoire qu’on a vraiemnt mis du temps à écrire.