Journée Internationale de la femme: Ain’t Got No, I Got Life (Nina Simone)

Ain’t got no home, ain’t got no shoes
Ain’t got no money, ain’t got no class
Ain’t got no skirts, ain’t got no sweater
Ain’t got no perfume, ain’t got no beer
Ain’t got no man

Ain’t got no mother, ain’t got no culture
Ain’t got no friends, ain’t got no schooling
Ain’t got no love, ain’t got no name
Ain’t got no ticket, ain’t got no token
Ain’t got no God

What about God?
Why am I alive anyway?
Yeah, what about God?
Nobody can take away

I got my hair, I got my head
I got my brains, I got my ears
I got my eyes, I got my nose
I got my mouth, I got my smile
I got my tongue, I got my chin
I got my neck, I got my boobs

I got my heart, I got my soul
I got my back, I got my sex
I got my arms, I got my hands
I got my fingers, Got my legs
I got my feet, I got my toes
I got my liver, Got my blood

I’ve got life , I’ve got my freedom
I’ve got the life

And I’m gonna keep it
I’ve got the life
And nobody’s gonna take it away
I’ve got the life


Iheart: Trus’Me – Working Nights (Fat City Rec)

Avec un bon 2 mois de retard – et oui je suis dans un bled ou il faut 3 semaines avant que les sorties US ne me parviennent alors imaginez quand c’est européen… anyways, ça m’énerve rien que d’en parler – donc, après un bon 2 mois de retard, je découvre Trus’Me chez Inbeat Record Store, l’un des rares revendeurs de bonnes “tounes” à Montréal.

Working Nights se balade pendant une heure entre boucles disco, interludes soul, beats afro, latin sounds et house music. Le projet est indescriptible. On a juste l’impression d’écouter le mix d’un très bon DJ. A aucun moment on ne s’ennuie. Les titres s’enchainent sans accrocs. Aucune baisse de régime ni de panne d’inspiration. On ne sait jamais à l’avance dans quel univers sonore Trus’Me va nous conduire.
La piste 6 “W.A.R” résume, a elle seule, l’intégralité de l’album. Trois niveaux qui ne font qu’augmenter la pression en exactement 11 minutes et 45 secondes. Ca commence par des bidouillages sonores jazzy-hip-hop-soul-roots, part sur une version dub de “What’s Going On” et dérape sur un final façon deep house comme s’il clôturait sa soirée en laissant tout le monde en suspens.

Le seul reproche à cet LP, n’a rien avoir avec la musique elle même. Quelques liners notes auraient été appréciées pour avoir tous les ingrédients de la recette. “Working Night$” ne se skipe pas, il se laisserait presque écouter plusieurs fois de suite qu’on ne s’en rendrait même pas compte. Sérieux, ça faisait longtemps, non?


Wax Poetics Anthology Vol I

Un peu comme Straight No Chaser, Wax Poetics est de ces magazines qui font leur travail d’éducation. Ici ce serait alors le cours d’histoire parce qu’il est question “d’apprendre du passé pour recontextualiser le présent” nous dit la préface du livre.

Waxpo pour les intimes, c’est la Sainte Bible des crate-diggers. Celle qui semble comprendre leur folie de la chasse aux vinyl et qui nous explique à nous simple amateurs de musique les influences de ces artistes pionniers sur la musique actuelle. Depuis 2001, 24 numéros nous ont aidé à voyager à travers les sillons de Charles Mingus, Joe Bataan, Lee Scratch Perry, Betty Davis ou encore James Brown. Il faut quand même avouer que la publication a eu du mal à passer l’océan. Alors pour les retardataires qui n’ont pu se procurer que les numéros Dilla ou James Brown, L’anthology vous offre un cours de rattrapage puisqu’elle est un best of des 5 premiers numéros.

Au programme, 3 chapitres, de belles illustrations et de pochettes de vinyls pour ceux qui ne parlent pas anglais ou ne savent pas lire. Mais surtout de vrais articles de fond et des interviews qui vous en diront surement plus qu’une visite sur wikipedia!

Highlights (taken from Wax Poetics website)
• James Brown’s drummers Clyde Stubblefield and Jab’O Starks, bassist Sweet Charles, and vocalist Marva Whitney
• Jazz genius Charles Mingus
• Funky drummers Idris Muhammad and Pretty Purdie
• Salsa giant Fania Records
• Reggae producers Clive Chin and King Tubby
• Golden-era hip-hop producers Prince Paul, Da Beatminerz, Diamond D, and Wu-Tang’s the RZA
• Films Wild Style and Style Wars
• Breakbeat bootleg Ultimate Breaks & Beats
• Rare-record reviews


Straight No Chaser, n’est plus

Comme si on n’était pas au courant qu’il n’y avait peu ou plus de place pour la presse papier, voilà que Straight No Chaser, le magazine des “sons interplantéiares” signe lui aussi son édition finale.

Encore une fois, on se pose la question de savoir pourquoi les bons doivent ils toujours s’en aller en premier. Straight No Chaser, c’était un des seuls magazines au monde à confronter Baaba Mal, Thelonius Monk, Bembe Segue et J-Live sans qu’on y trouve quelque chose à redire. Une sorte de Radio Nova version papier en un poil plus spé (bah oui, je suis pas sûr que Renaud Papillon Paravel y aurait trouvé sa place!) ou alors un Wax Poetics sans le côté crate-digger. Juste un mix de feuillets qui parcourait le monde de la musique, des clubs et de tous les endroits où l’on pouvait où se trouvait LA pulsation.

SNC, c’est aussi la grande époque des dimanches après midi de “Talkin Loud & Saying Something @Dingwalls. Un bureau pas vraiment conventionnel pour une rédaction mais le seul lieu à Londres où se bousculaient une population hétéroclite sur des sets de Peterson tout aussi variés. From Jazz to Soul and then it came House…
Ce qui n’était qu’un fanzine distribué, justement à l’entrée de Dingwalls, est alors devenu LE magazine à se procurer si on souhaitait savoir ce qui germait dans les studios de Sonar Kollectiv, ce qui tournait sur les platines de Spinna, avec qui Oumou Sangaré allait-elle collaboré… Bref, de l’avant garde pour les oreilles soulignée par un graphisme et une mise en page en perpétuelle exploration.
Maintenant que le papier n’est plus, Strait No Chaser a naturellement migré vers un monde digital. Mais à en croire Ian “Swifty” Swift, D.A du magazine “tout n’est pas fini”. On ne peut pas balayer 20 ans d’activisme comme ça et c’est tout ce qu’on espère!


Andrew Meza – Pump Up The Volume

Basé à Los Angeles, “Maze” est, à lui tout seul, une petite entreprise, partageant ses activités entre son travail pour le label Ubiquity, son statut d’étudiant à l’Université de Fullerton, et, bien entendu, BTS Radio Show, l’émission qui diffuse le meilleur de la scène indépendante. Le principe est simple : un invité trié mais en toute subjectivité et c’est parti pour une heure de découvertes. De Janeiro Jarel aux Japonais de Jazzy Sport en passant par TM Juke, chaque mardi est un prétexte pour s’amuser aux platines avec une pointe de hip hop, du concentré de soul, des touches de broken beat, beaucoup de funk et même du jazz, pourvu que le mélange soit bon ! Entrevue avec une PME qui deviendra on l’espère LA grosse multinationale du bon son. Lire la suite »

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